Saint-Nizier-du-Moucherotte
« Je suis amoureux du milieu agricole et de ses machines »
ECONOMIE/ Depuis le mois de janvier, l'entreprise Agridauphiné à Saint-Nizier-du-Moucherotte a changé de gérant. Jérôme Rilliot, passionné de machines agricoles, a pris le relais de Marcel Rolland. Rencontre avec ce nouveau chef d'entreprise qui sera présent à la foire de Beaucroissant.
Une vocation. C'est comme ça que Jérôme Rilliot définit sa passion pour les machines agricoles. « Quand j'étais tout petit - j'avais à peine trois mois - mes parents louaient une maison à côté du lac de Charavines. Les voisins possédaient une ferme... Et depuis, je suis amoureux du milieu agricole et de ses machines », raconte-t-il.
Depuis janvier, il a repris l'entreprise de machine agricole de Marcel Rolland, Agridauphiné, à Saint-Nizier-du-Moucherotte. Une suite logique dans sa carrière professionnelle. « J'ai toujours travaillé dans ce secteur, en tant que conseiller machiniste ou encore comme animateur de la fédération des Cuma pour le Rhône et l'Ain, explique-t-il. En 2007, j'ai commencé à me projeter dans l'avenir et à réfléchir à créer ou reprendre une affaire ».
Passer le relais, ce n'est pas simple
Finalement, il opte pour la reprise et rencontre Marcel Rolland et son épouse, en 2009. Ces derniers, propriétaires du magasin depuis 1968, envisagent de partir à la retraite et cherchent un successeur. « Le courant est bien passé entre nous. Nous avons donc commencé les démarches pour que je reprenne le magasin, mais les banques m'ont fait perdre six mois, ajoute Jérôme Rilliot, ravi de revenir en Isère. Il y a mon lieu de naissance, Lyon, mais il y a aussi le lieu du cœur. Et pour moi, c'est l'Isère ». Sur le plateau du Vercors, il se sent à l'aise. Et dès le début, demande à Hervé David-Cavaz, salarié depuis huit ans dans l'entreprise, de s'associer avec lui. Ce dernier accepte rapidement. Les deux hommes se répartissent les tâches : Hervé David-Cavaz gère l'atelier et Jérôme Rilliot endosse le costume de gérant et de commercial. « Ce n'est jamais simple de passer le relais, car on vient avec des idées nouvelles, des pistes d'évolutions... Je travaille toujours avec Marcel Rolland, il me guide beaucoup », précise le jeune repreneur. Et d'ajouter : « Il faut aussi s'adapter au fonctionnement du lieu, et à la clientèle. Je suis également très heureux de voir qu'elle est très intéressée pour travailler avec nous. D'autant plus que nous sommes la dernière entreprise de ce genre sur le plateau ».
La Beaucroissant : une foire qui a évolué
Cette année - et comme les précédentes - ils seront présents à la foire de Beaucroissant. Un rendez-vous « qui a sensiblement changé de visage depuis quinze ans. Il y a de moins en moins de constructeurs, on sent que la foire purement agricole est en train de régresser. Il faudrait peut-être, à l'avenir, la séparer des autres exposants, et en faire un salon plus professionnel. Mais, la foire nous apporte toujours quelque chose. Il semble que la reprise commence à s'amorcer, mais cela reste fragile », analyse-t-il. Quant à l'avenir du métier, Jérôme Rilliot pense « que les petites entreprises s'en sortiront mieux que les grosses. Je trouve que ces dernières se préoccupent plus de la vente que de leurs clients. J'ai pu le constater lors de mes précédentes expériences professionnelles, et je trouve cette dérive dommage ». Et pour la suite d'Agridauphiné ? « C'est top secret, annonce-t-il en souriant. Il faut déjà que l'on stabilise les choses, et oui alors, nous pourrons parler des évolutions. Nous avons de l'ambition ! »
Lucile Ageron
Depuis janvier, il a repris l'entreprise de machine agricole de Marcel Rolland, Agridauphiné, à Saint-Nizier-du-Moucherotte. Une suite logique dans sa carrière professionnelle. « J'ai toujours travaillé dans ce secteur, en tant que conseiller machiniste ou encore comme animateur de la fédération des Cuma pour le Rhône et l'Ain, explique-t-il. En 2007, j'ai commencé à me projeter dans l'avenir et à réfléchir à créer ou reprendre une affaire ».
Passer le relais, ce n'est pas simple
Finalement, il opte pour la reprise et rencontre Marcel Rolland et son épouse, en 2009. Ces derniers, propriétaires du magasin depuis 1968, envisagent de partir à la retraite et cherchent un successeur. « Le courant est bien passé entre nous. Nous avons donc commencé les démarches pour que je reprenne le magasin, mais les banques m'ont fait perdre six mois, ajoute Jérôme Rilliot, ravi de revenir en Isère. Il y a mon lieu de naissance, Lyon, mais il y a aussi le lieu du cœur. Et pour moi, c'est l'Isère ». Sur le plateau du Vercors, il se sent à l'aise. Et dès le début, demande à Hervé David-Cavaz, salarié depuis huit ans dans l'entreprise, de s'associer avec lui. Ce dernier accepte rapidement. Les deux hommes se répartissent les tâches : Hervé David-Cavaz gère l'atelier et Jérôme Rilliot endosse le costume de gérant et de commercial. « Ce n'est jamais simple de passer le relais, car on vient avec des idées nouvelles, des pistes d'évolutions... Je travaille toujours avec Marcel Rolland, il me guide beaucoup », précise le jeune repreneur. Et d'ajouter : « Il faut aussi s'adapter au fonctionnement du lieu, et à la clientèle. Je suis également très heureux de voir qu'elle est très intéressée pour travailler avec nous. D'autant plus que nous sommes la dernière entreprise de ce genre sur le plateau ».
La Beaucroissant : une foire qui a évolué
Cette année - et comme les précédentes - ils seront présents à la foire de Beaucroissant. Un rendez-vous « qui a sensiblement changé de visage depuis quinze ans. Il y a de moins en moins de constructeurs, on sent que la foire purement agricole est en train de régresser. Il faudrait peut-être, à l'avenir, la séparer des autres exposants, et en faire un salon plus professionnel. Mais, la foire nous apporte toujours quelque chose. Il semble que la reprise commence à s'amorcer, mais cela reste fragile », analyse-t-il. Quant à l'avenir du métier, Jérôme Rilliot pense « que les petites entreprises s'en sortiront mieux que les grosses. Je trouve que ces dernières se préoccupent plus de la vente que de leurs clients. J'ai pu le constater lors de mes précédentes expériences professionnelles, et je trouve cette dérive dommage ». Et pour la suite d'Agridauphiné ? « C'est top secret, annonce-t-il en souriant. Il faut déjà que l'on stabilise les choses, et oui alors, nous pourrons parler des évolutions. Nous avons de l'ambition ! »