Le centre de planification fait peau neuve
Certes il est discret, le centre de planification Agathe. Mais il fait partie intégrante du paysage du Grésivaudan. Si auparavant les lieux étaient très accueillants, ils ne répondaient pas à la nouvelle législation mise en œuvre depuis le 1er janvier qui impose à tous les espaces publics d'être accessibles aux personnes à mobilité réduite. C'est la raison pour laquelle il a déménagé le 19 janvier dernier dans les locaux de l'ancienne brigade de gendarmerie territoriale de Pontcharra.
Gratuité des consultations
Les médecins, conseillères conjugales et psychologues du centre Agathe reçoivent en entretiens et en consultations, adolescents et adultes. Ils organisent également des actions collectives d'information et de prévention dans les collèges et lycées du territoire. « Les sujets abordés sont nombreux. Sexualité, grossesse, IVG*, aide à la parentalité, problématique familiale, vie de couple, mal-être, toutes les questions peuvent être posées, et ce, en toute confidentialité », indique Cécile Mourre, médecin exerçant la gynécologie et directrice du centre. Même si elles n'ont pas 18 ans, pas de sécurité sociale, les professionnels du centre accueillent toutes les personnes qui en ont besoin. La gratuité des consultations et l'accès à la contraception sont de mises pour les jeunes de moins de 21 ans et les personnes démunies. Car, selon Cécile Mourre : « En 2015, même si elles n'en ont pas les moyens, toutes les femmes doivent pouvoir avoir un stérilet si elles le souhaitent ». Les demandes de dépistage du sida et autres maladies sexuellement transmissibles sont aussi traitées, puisque le centre est agréé en la matière. Cette démarche de dépistage est ainsi favorisée pour les jeunes mais également les personnes qui n'ont pas de médecin traitant ou qui ne souhaitent pas s'adresser directement à lui.
Adapter nos pratiques
Le centre Agathe est indépendant du mouvement français pour le planning familial (MFPF). Il est financé par la communauté de communes du Grésivaudan, le conseil général de l'Isère, la sécurité sociale et ses propres ressources. « Cette indépendance nous permet d'adapter nos pratiques aux besoins de notre population. C'est la raison pour laquelle à Pontcharra nous avons fait le choix d'avoir des postes de conseillères conjugales et de thérapeutes », souligne Cécile Mourre. Le centre est connu grâce au bouche-à-oreille. Ses utilisateurs apprécient la constance de l'équipe, qui s'est, depuis sa création en 1992, peu renouvelée.
* Interruption volontaire de grossesse