Le loup ne relâche pas la pression
La pression du loup est toujours importante dans les massifs de l'Isère et même à proximité des hameaux depuis que les alpages se sont vidés. La dernière attaque imputable au prédateur s'est déroulée dans la nuit de vendredi 19 à samedi 20 décembre à Saint-Laurent-en-Beaumont. Cette fois-ci le loup s'en est pris à une ponette d'une centaine de kilos appartenant au centre équestre de l'Alpe-d'Huez, parquée pour l'hiver, avec huit autres poneys, aux Egâts à Saint-Laurent. L'équidé a été retrouvé en début d'après-midi avec tout un flanc arrière dévoré, équivalent à environ 5 kg de viande prélevés. De plus, la ponette avait été mordue à deux reprises à la gorge. Au regard de la force déployée et de certains indices comme le fait que les viscères n'aient pas été touchés, les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont dressé un constat avec une forte suspicion d'attaque du loup. « Le loup a été vu à plusieurs reprises dans le Beaumont, note Françoise Guillon, qui s'occupait des chevaux et a découvert la ponette. Je ne sais pas s'il était seul ou à plusieurs, mais il n'a pas tué pour le plaisir, mais pour se nourrir. » Elle précise que les poneys se trouvaient dans un parc grillagé, avec une clôture électrique.
Quatre attaques de loups ont été constatées au mois de décembre, sur Ornon, Saint-Martin-d'Uriage et dans le Beaumont, avec prélèvement d'une bête à chaque fois : deux ovins, un bovin et un équin. Depuis les nombreuses attaques de cet été, le loup n'a cessé de manifester sa présence auprès des élevages tuant un animal à chacune de ses interventions, notamment dans les massifs des Ecrins et du Vercors, et dans une moindre mesure, Belledonne.
Isabelle Doucet