Le stock de report en blé alourdi
FranceAgriMer table sur une baisse des ventes de blé tendre vers les pays de l'Union européenne (UE) à 5,7 Mt (- 265 000 t) au vu des ventes effectives depuis le début de la campagne et des moindres prévisions, à destination notamment de l'Europe du Nord, des Pays-Bas en particulier. Il a également majoré les importations de 100 000 t à 800 000 t. En revanche, l'organisme public mise désormais sur un objectif de ventes vers les pays tiers de 5 millions de tonnes (Mt), soit 100 000 t de plus que le chiffre attendu à la mi-février. Un résultat qui restera toutefois, s'il se vérifie, largement inférieur à celui la campagne précédente (12,6 Mt). Pourtant, sur la base des statistiques douanières des six premiers mois de la campagne 2016-2017 et d'estimations de bateaux partis des ports français en janvier et en février, la baisse des exportations en un an s'était accentuée et atteignait 55 % à 3,1 Mt. Les embarquements vers l'Algérie, destination majeure et traditionnelle du blé français, chutaient de 56 % à 1,31 Mt et celles vers l'Afrique subsaharienne de 37 % à 961 658 t. Mais la bonne nouvelle est venue fin février de l'Égypte qui, par l'intermédiaire de son organisme public, le Gasc, a acheté 120 000 t de blé d'origine française alors qu'il s'était jusque-là approvisionné en Russie, et dans une moindre mesure, en Roumanie et en Ukraine. Sur le marché français, les prévisions d'utilisations de blé par la meunerie et d'incorporations par les fabricants d'aliments du bétail sont inchangées par rapport au mois dernier, respectivement à 4,8 Mt et 5,5 Mt.