Coup de pouce sans pouce
Lundi 16 septembre sonne avec covoiturage. A Seyssins, Christophe Ferrari, accompagné de quelques élus, à inauguré les bornes de covoiturage spontané. Une évolution moderne du stop.
Il existe un endroit officiel pour faire du stop : celui des nouvelles bornes de « covoiturage spontané ». Lundi 16 septembre, Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes métropole et Jacques Adenot, président du parc naturel régional du Vercors, accompagnés d'autres élus ont inauguré la borne de covoiturage spontané de Seyssins. « Cela permet d'agrandir le réseau de transport en commun avec des lignes solidaires », affirme Jean-Baptiste Ray, de la société Ecov, créatrice de cette borne qui pourra aider les auto-stoppeurs à se rendre dans le Vercors.
« Nous voulons faciliter l'auto-stop », se réjouit Jean-Baptiste Ray. Une borne simple d'utilisation et intuitive. L'auto-stoppeur se place proche de la borne, sur le panneau de commande (où les destinations sont pré-enregistrées) il indique l'endroit où il souhaite se rendre. La destination s'affiche sur le panneau LED visible par les automobilistes, « Villards de Lans – 1 passager », par exemple. Lorsque le passager trouve un conducteur il appuie de nouveau sur le bouton pour enlever l'affichage « aussi simple que ça », assure Jean-Baptiste Ray.
Combler le vide
« Et quand il y a plusieurs personnes qui ne vont pas au même endroit ? », questionne Jacques Adenot. « Si c'est le cas, ils appuient chacun sur la destination de leur choix et le panneaux LED alternera l'affichage toutes les dix secondes. Cependant si deux personnes ou plus vont au même endroit il faudra dans ce cas dire au conducteur que vous êtes plusieurs car le panneau LED n'affiche qu'une personne par destination », explique Jean-Baptiste Ray.
Ces bornes de covoiturages ont pour but de mieux desservir les zones peu denses, d'améliorer la qualité de l'air et de repenser la place de l'automobile. Environ 10 000 voitures par jour circulent entre Grenoble et le Vercors. Et l'on sait que la moyenne de personne par voiture est d'un peu plus d'une. A Grenoble, elle est de 1,06 selon la Métro. Le covoiturage est une solution pour combler ce vide. « C'est un projet très axé sur le partage. Si les personnes font tout le temps du stop avec les mêmes conducteurs, nous espérons qu'ils se mettent d'accord et que chacun participe au coût de déplacement », affirme Jean-Baptiste Ray. Le covoiturage est aussi une solution économique.
Cette borne a donc l'ambition de faciliter le covoiturage et de le rendre « plus sécuritaire » car les conducteurs et les passagers se sentent plus encadrés et plus visibles. Il y a dix bornes de covoiturage spontané dans Grenoble et cinq dans le parc naturel régional du Vercors. Ces bornes complètent les transports en commun déjà disponibles dans l'agglomération grenobloise. « C'est un prolongement, ici (Seyssins Le Prisme) vous arrivez en tram, marchez un peu et vous avez la borne d'auto-stop », indique Fabrice Hugelé, maire de Seyssins, « même plus besoin de lever le pouce ! »
Ces nouveautés vont permettre de mieux comprendre le covoiturage ainsi que le stop. Des études vont être menées pendant le fonctionnement pour pouvoir améliorer constamment le service.
Gaëtan Loiseau
Répondre au véritables besoins
Sa situation géographique dans le département est complexe. Placée au centre de plusieurs métropoles, la communauté de communes des Collines du Nord Dauphiné voit les transports s'arrêter aux frontières de son territoire. La collectivité a donc dû proposer ses propres solutions. « Pendant plus de six mois nous avons fait des tests avec trois navettes le matin et le soir pour se rendre à la gare de Saint-Quentin-Fallavier et en revenir, mais les bus n'étaient pas remplis », indique Perrine Contreau en charge du sujet.Après cet échec, la communauté de communes a décidé d'arrêter l'opération et de lancer une enquête sur les véritables besoins de mobilité des habitants et des salariés. « Nous sommes dans une situation où la voiture ne souffre pas de suffisamment de contrainte. Dans notre territoire, il y a peu de bouchons. Cette enquête va nous permettre de savoir comment envisager la mobilité dans les Collines du Nord Dauphiné. Nous ne sommes fermés à aucune solution. Toutes les alternatives peuvent être envisagées : covoiturage, bus, vélo... », affirme Perrine Contreau.Pour participer à cette enquête rendez-vous sur http://enquetes.espelia.fr/index.php/412514?lang=fr