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Guerre au Moyen-Orient : risque de baisse de la sole de céréales

CONFLIT / Les cours des céréales ont connu une forte volatilité depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, et ont atteint un plus haut depuis août 2025. Mais la hausse des coûts de production s’avère de plus grande ampleur encore, et pourrait peser sur les semis si le conflit venait à durer.

Par KC
Guerre au Moyen-Orient : risque de baisse de la sole de céréales
Cédric Benoist, secrétaire général adjoint de l’Assemblée générale des producteurs de blé (AGPB).

À en croire les acteurs de la filière céréalière française, la guerre au Moyen-Orient, qui a conduit à la fermeture du détroit d’Ormuz, artère vitale pour le commerce mondial de gaz, de pétrole et, dans une moindre mesure, de céréales, pèse comme une contrainte supplémentaire plutôt qu’une aubaine, car la récente hausse des prix des grains constatée sur Euronext est loin de compenser la flambée de ceux de l’énergie et des engrais. « Cette guerre s’ajoute à la longue liste des problèmes que connaît le secteur céréalier », déplore Cédric Benoist, secrétaire général adjoint de l’Assemblée générale des producteurs de blé (AGPB).Le Moyen-Orient, pivot des engrais et de l’énergieLa région touchée par la guerre est un bassin de production d’engrais et d’énergie servant notamment à la culture des grains dans le monde entier, tout en étant un débouché majeur pour les exportateurs de céréales. Au global, « environ 33 % des engrais mondiaux, transitent par le détroit d’Ormuz », rapporte le cabinet d’analyse Kpler. Pour l’heure, les répercussions du conflit au Moyen-Orient demeurent limitées, à condition toutefois qu’il ne s’installe pas dans la durée. Certa...

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