Premier refuge LPO Entreprise en Isère
Aux portes de Tullins, le domaine Saint-Jean-de-Chépy est un lieu de réception privé qui a su conjuguer luxe, calme... et biodiversité. Son château du XIIIe siècle se dresse au cœur d'un parc de plus de dix hectares, remarquable par la diversité de ses milieux. Sous-bois, étang, ruisseaux, milieux humides et pelouses sèches, vergers et vieux bâtis abritent une flore très riche ainsi que des dizaines d'espèces d'oiseaux : fauvettes en pagaille, pics en tout genre, sittelles, troglodytes, mésanges... Il n'en fallait guère plus pour que la LPO accepte de "labelliser" le domaine qui est ainsi devenu le premier refuge LPO Entreprise de l'Isère. « Le site est très beau, confirme Steve Le Briquir, animateur "refuge" à la LPO Isère. Il y a beaucoup d'espaces ouverts, des pelouses en développement libre, les boisements sont laissés à l'état naturel et les vergers sont entretenus de manière extensive. C'est donc un lieu refuge pour de nombreuses espèces. »
Au printemps, le domaine Saint-Jean-de-Chépy a rejoint le réseau des 16 000 jardins écologiques agréés par la LPO. Si l'Isère compte déjà plus de 700 refuges de ce type, le domaine est la première entreprise à se lancer dans une telle aventure. En effet, dans le département, 97% des refuges LPO sont l'initiative de particuliers, les 3% restant appartenant à des établissements scolaires (comme le lycée agricole de Saint-Ismier où la LPO organise une partie de son 47ème Conseil national), des collectivités locales ou des associations.
Inventaire
Une fois la convention signée avec Philippe Martinenghi, le président du domaine, les bénévoles de la LPO ont entrepris de recenser les espèces présentes sur le site. L'inventaire ayant démarré en début d'été, donc tard dans la saison, il ne pouvait être qu'incomplet: 36 espèces d'oiseaux et 95 espcèces de plantes ont été identifiées, dont aucune espèce rare. Mais « l'inventaire du printemps prochain va sûrement réserver des surprises », se réjouit par avance Steve Le Briquir.
L'animateur de la LPO a commencé à travailler avec les personnes chargées de l'entretien du domaine pour les guider dans les actions à mener. « Elles seront douces, discrètes, indique Steve Le Briquir. Nous allons proposer de conserver les bonnes pratiques et de mettre en place un mode de gestion écologique, la mise en place de techniques manuelles de désherbage ainsi que des aménagements simples, comme des nichoirs ou un hôtel à insectes. » Qui auront plus une vocation pédagogique à l'égard du public qu'une utilité réelle, puisque les bestioles trouvent depuis longtemps dans le parc tout ce qui leur faut pour s'épanouir en toute sécurité.
MB