Sortie du phosmet : encore du chemin à parcourir
RECHERCHE / Terres Inovia, Sofiprotéol et l’Inrae ont organisé, fin mars à Paris, un colloque dressant l’état des lieux sur le plan d’action de sortie du phosmet. Les premiers résultats sont encourageants mais le remplacement efficace de cette molécule va prendre encore du temps.
Le phosmet, traditionnellement utilisé contre les insectes ravageurs en arboriculture (pommiers, poiriers, pêchers, cerisiers…) et sur les grandes cultures (colza, et parfois légumes), a été interdit à la vente par la Commission européenne en 2022, avant que son usage total ne le soit un an plus tard. Remplacer cette substance active n’est pas une sinécure, ont en substance rappelé les différents intervenants de la journée consacrée au bilan des recherches sur les alternatives possibles. Objectif : sécuriser les 1,3 million d’hectares de la culture de colza en France. Pour les experts, le levier le plus efficace, et déjà déployé, reste la stratégie du « colza robuste ». L’objectif est de favoriser une croissance dynamique à l’automne pour rendre la plante moins sensible aux prélèvements des insectes. Cela passe par un semis précoce, un travail du sol adapté et, dans la plupart des régions, un apport d’azote au semis désormais autorisé sous conditions. Les résultats confirment que cette biomasse sécurisée permet d'envisager des impasses de traitement, notamment pour le charançon du bourgeon terminal (CBT) dans les zones à risque faible et moyen. En revanche, l'évaluatio...
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