Un recul historique de l’élevage laitier
Thomas Huver, conseiller élevage à la Chambre d’agriculture de l’Isère dévoile les premiers chiffres qui sont éloquents. Il y avait 22 615 exploitations en 1970 en Isère contre 4 830 aujourd’hui, dont 3 575 professionnelles. « Dans les années 70, toutes les fermes avaient de l’élevage », commente le conseiller. L’évolution des cheptels montre que c’est l’élevage laitier qui a le plus décru, passant de 94 300 vaches en 1970 à 25 500 en 2020. Au contraire, les allaitants sont passés de 2 700 têtes à 27 000 en 50 ans. L’élevage caprin affiche aussi un net recul (-66 %) avec 12 500 bêtes, ainsi que la volaille (-28 %) avec un million de bêtes, suivi par les ovins (-18 %) avec 58 500 bêtes et les porcins (-17 %) avec 35 700 porcs.Ces dix dernières années, les fermes laitières ont reculé de 38 % et le cheptel de 20 %, tandis que les fermes allaitantes diminuaient de 20 %, mais le cheptel augmentait de 5 %. Ovins viande et caprins poursuivent leur décroissance tandis que la petite filière ovins lait progresse en nombre et en installations. Le phénomène le plus remarquable est chez les granivores avec un fort recul des exploitations en poules...
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