La volaille en famille
« Mon époux a toujours voulu reprendre une exploitation familiale. Par chance, un voisin partait à la retraite et nous avons pu reprendre ses terres et son cheptel de charolaises. Puis nous avons rajouté la volaille et les œufs à notre activité », explique Claire Combe, installée depuis deux ans à Beaucroissant. Il était charpentier, elle travaillait dans le social. Il a suivi une formation adulte et elle a adhéré à son projet. La ferme Combe est une exploitation en polyculture et élevage. « La volaille est notre activité principale, poursuit la jeune femme. Nous pratiquons une agriculture raisonnée car nous produisons nos céréales ». La ferme bénéficie d'installations neuves réparties en sept bâtiments pour assurer le roulement de la production avicole, à raison de 600 animaux toutes les six semaines. Vides sanitaires, abri de stockage pour la paille, abattoir avec salle de découpe, le couple s'est donné les moyens de partir sur des bases solides. Il commercialise des poules pondeuses de race fermière, des oies et des poulets de chair. Les contrôles sanitaires sont fréquents dans cette filière, surtout pour les volailles prêtes à cuire. « Mais ce n'est pas plus contraignant qu'un autre élevage. Mon mari s'occupe des animaux vivants et de l'abattage, moi, je les vide, les transforme et les vend », explique cette mère de deux garçons qui adorent courir avec les poules.
Le commerce et les bêtes
Les volailles plein air son vendues en direct, soit à la ferme, soit au magasin de producteurs de la Gamme paysanne de La Frette, qui représente 80% des ventes. « Cela marche très bien, grâce au magasin et au bouche-à-oreille. Les gens sont contents, reviennent et nous attirons de nouveaux clients », explique Claire Combe. Elle estime que la filière avicole n'est pas en danger. « Les gens apprécient les bonnes volailles, c'est que l'on constate au magasin de producteurs : la clientèle cherche la qualité et ce peut être n'importe qui. » La marchande de volaille reconnaît cependant qu'il est difficile de tenir les prix. A 7 euros le kilo de poulet pour des bêtes reçues à quatre semaines et abattues entre 4 mois et demi et cinq mois, la ferme joue la carte du terroir pour tous. « C'est une qualité de vie. Nous vivons de nos produits et de la façon dont nous élevons nos animaux », affirme productrice qui a la fibre commerciale et le sens du contact.
Aussi est-elle immanquablement présente, avec ses animaux vivants, sur la foire de Beaucroissant pour rencontrer ses clients. « J'ai toujours fait la foire avec les bénévoles et depuis deux ans et demi pour les volailles. C'est sympa. Aux gens qui nous le demandent, je raconte quel mode de vie nous avons choisi, j'explique notre passion de la ferme et des bêtes. Je donne des conseils pour le SAV des bêtes vivantes. Nous sommes là pour ça ! Un client qui est content est un client qui revient. »